Summary Partager cet événement Nouveaux modes de transport : comprendre les dynamiques émergentes de mobilité Les routes urbaines n’ont pas toujours été conçues pour tous les véhicules qui les partagent aujourd’hui. En quelques années, les vélos électriques et les trottinettes électriques sont devenus des modes de déplacement du quotidien. En France, le nombre de propriétaires de trottinettes électriques est passé de 640 000 en 2019 à 2,5 millions en 2023, soit une progression de 290 % (Fédération des professionnels de la micro-mobilité). Dans le même temps, le trafic cycliste a augmenté de près de 40 % en zone urbaine entre 2019 et 2022 (Vélo & Territoires). La question n’est plus de savoir si ces modes sont là pour durer. C’est de comprendre comment leur présence reconfigure les dynamiques de l’espace routier partagé. L’essor rapide des nouveaux modes de transport La transformation est rapide et structurellement significative.Début 2024, on comptait plus de 22 000 trottinettes électriques partagées en France, réparties entre 11 opérateurs (France Mobilités, 2024). Les vélos à assistance électrique suivent la même trajectoire : en 2022, 18 % des cyclistes tués utilisaient un VAE (CEREMA/ONISR, 2024), un chiffre qui traduit à la fois la montée en puissance de ce mode et les nouveaux enjeux de sécurité qu’il génère. Cette diversification ne constitue pas un ajout marginal au système de transport existant. Elle représente une recomposition structurelle des flux, à un rythme que la planification des infrastructures n’a pas toujours anticipé. Il en résulte un environnement partagé plus complexe, où les règles de cohabitation sont encore en train de s’écrire. Des interactions nouvelles dans des environnements partagés L’introduction de nouveaux modes ne se contente pas d’ajouter du volume aux flux existants. Elle modifie la nature de ces flux.Les écarts de vitesse entre piétons, cyclistes classiques, vélos électriques et trottinettes créent des différentiels de rythme importants, particulièrement dans les espaces partagés ou contraints. Ces écarts génèrent de nouvelles formes d’interaction, plus complexes et moins prévisibles. Les trajectoires se croisent, les comportements s’adaptent en temps réel et les marges d’anticipation se réduisent. Les chiffres illustrent cette réalité. En 2023, 42 personnes ont perdu la vie au guidon d’une trottinette électrique, soit une hausse de 20 % par rapport à 2022 et une multiplication par quatre depuis 2019 (ONISR, 2023). Sur la même période, 640 blessés graves ont été recensés parmi les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (ONISR, 2023). La mortalité à vélo hors agglomération a quant à elle progressé de 47 % par rapport à 2019 (Sécurité Routière). Ce n’est pas uniquement le nombre d’usagers qui évolue. C’est la manière dont ils interagissent entre eux. Lire ces transformations grâce à la donnée de mobilité Ces nouvelles dynamiques ne sont pas toujours captées par les indicateurs traditionnels de sécurité routière. Elles se lisent avant tout dans les usages réels : vitesses réellement pratiquées, densité des flux par mode, zones d’interaction récurrente entre types d’usagers. La donnée de mobilité permet d’identifier les corridors où la vitesse devient hétérogène entre types d’usagers, les tronçons où les interactions entre modes se multiplient aux heures de pointe, et les environnements où les comportements deviennent moins stables et moins prévisibles. Cette lecture ne remplace pas l’investissement en infrastructure. Elle le dirige. Plutôt qu’appliquer des solutions uniformes sur l’ensemble d’un réseau, il devient possible d’identifier précisément où l’environnement partagé a atteint un seuil nécessitant une intervention et où ce n’est pas encore le cas. Anticiper l’évolution des usages Les nouvelles mobilités ne sont pas un phénomène transitoire. Selon l’ONISR, les usagers de vélo et d’engins de déplacement personnel représentent désormais 30 % des blessés qui conserveront des séquelles un an après leur accident (ONISR, 2023). Un chiffre qui illustre l’ampleur des enjeux de sécurité associés à ces modes, au-delà de leur seul volume d’usage. L’enjeu pour les acteurs de la mobilité n’est pas d’observer ces transformations après coup. C’est de comprendre, en amont, comment elles reconfigurent l’usage de l’espace public et où elles créent des concentrations de risque que les données existantes n’ont pas encore capturées. Chez MICHELIN Mobility Intelligence, nous aidons les acteurs de la mobilité à analyser l’impact réel des nouveaux modes sur leurs réseaux, grâce à la donnée de mobilité, pour identifier où de nouvelles dynamiques se forment et comment les anticiper. Vous souhaitez mieux comprendre l’impact des nouvelles mobilités sur votre territoire ? Contactez nos équipes pour découvrir comment nos solutions peuvent vous accompagner. Prêt à démarrer ? Contactez-nous